Communauté de Communes

La communauté de Communes Villeneuvois Diège et Lot rassemble 13 communes  depuis 2006 : Ambeyrac, Balaguier d’Olt, La Capelle Balaguier, Foissac, Montsalès, Naussac, Ols et Rinhodes, Saint Igest, Saint Rémy, Sainte Croix, Salles Courbatiers, Saujac et Villeneuve.

Le causse de Villeneuve est un plateau calcaire de 400 m d’altitude qui, au Nord, surplombe la vallée du Lot par un spectaculaire rempart de corniches. D’est en ouest,  le niveau s’abaisse jusqu’à la vallée de la Diège qui emprunte le fossé crée par la faille tectonique entre Causse et Ségala. Parce que le calcaire est perméable, les eaux se perdent en un réseau souterrain et resurgissent en grottes, igues ou dolines, créant une variété de paysages et de flore surprenante.

Habités depuis la préhistoire, ces territoires ruraux ont écrit leur longue histoire dans une architecture inventive. Caselles, pigeonniers, murets de pierre sèche, disséminés dans la campagne sont les témoins de la vie paysanne.

Le GR 62 b, chemin de liaison vers Compostelle, passe dans 4 communes. A chaque pas, le passé donne de l’épaisseur au présent.

Carte de la communauté de communes Villeneuvois Diège et Lot
Carte de la communauté de communes Villeneuvois Diège et Lot

Ambeyrac

Ici, au bord du Lot, l’abondance des eaux (résurgences, fontaines, lavoirs, chaussées) contraste avec l’aridité du causse. Le belvédère naturel de 150 m surplombant un méandre du Lot offre aux parapentistes une superbe base de départ. A 45 m au-dessus de la rivière, la haute masse carrée du château de Camboulan, (13ème siècle, inscrit MH) est couronnée par un chemin de ronde monté sur mâchicoulis. La salle des fêtes, ancienne et vaste grange en pierre du causse, jouxte une tour carrée du 14ème siècle.

Balaguier d’Olt

Deux villages constituent la commune : Balaguier-d’Olt et Vernet-le-Bas.

Les terres de Balaguier-d’Olt, dans la vallée, sont constituées de marnes. L’omniprésence des résurgences, ruisseaux, canaux maçonnés et bassins font vivre le village au rythme des eaux vives.

Sur la partie causse, à Vernet le bas, une église romane dresse son clocher du 12ème siècle siècle et présente des chapiteaux romans sur trois côtés. À l’intérieur de l’église, un autel de grès est sculpté d’entrelacs typiquement romans (inscrit MH).

La Capelle Balaguier

Fortifiée au moyen Age, La Capelle garde son porche vouté par lequel on entrait dans le bourg dont les maisons adoptent le style traditionnel quercynois. Une croix de pierre discoïdale  dite « Croix des templiers  » évoque leur présence. Au sud, le vieux château de Saint-Georges érigé par les Seigneurs de Balaguier, ruiné au XVIII èmesiècle, garde un escalier de pierre en vis. Les voutes ogivales portent l’écusson aux armes des Balaguier. Dolmens et grotte du Pradel attestent la présence humaine à l’âge du cuivre.

Foissac

Ses maisons, dont les plus anciennes datent du XVIIème siècle, attestent d’une prospérité due au terrefort, aux riches prairies, aux arbres majestueux.

La préhistoire a laissé des dolmens. A quelques centaines de mètres du village,   une modeste rivière, la Jonquière, entre dans les profondeurs et creuse depuis des millénaires, à 20 m au-dessous du tapis végétal, un lit que la puissance de ses eaux transforme en une fantasmagorie de concrétions. A la suite d’un effondrement, la grotte a été fermée depuis plus de 4000 ans et elle a conservé les vestiges d’une fréquentation humaine et animale millénaire. Les grottes de Foissac sont le mausolée des ancêtres des paysans du Causse

Montsalès

Situé à 330 mètres au-dessus de la vallée du Lot, le village domine la vallée comme une terrasse. La colline, à l’altitude modeste (quelques 330 m, seulement), domine la vallée sur laquelle “Le saut éternel” offre un point de vue imprenable. Avant d’être un castrum gallo-romain, le site a accueilli un peuplement néolithique qui a laissé le “Dolmen de Foissac”. Au Moyen Age, le château occupait tout l’espace qui forme aujourd’hui la place. La haute tour de guet, érigée au XIVéme siècle, permettait de surveiller les allées et venues sur le Lot. Aujourd’hui, cette tour est devenue une galerie d’art associative.

Naussac

Située sur la Diège la commune est composée de deux villages : Naussac et Bez de Naussac . Sa longue histoire tourmentée lui laisse de belles maisons rurales et quelques moulins. Le paysage vallonné et ses vallées de la Diège et du Toulzou méritent la découverte. Le château de Marinesque  du 14ème (inscrit MH) possède un donjon rectangulaire, une tour flanquante circulaire et un chemin de ronde à mâchicoulis.

Ols et Rinhodes

La commune est constituée de deux villages sur le plateau. L’église de Rinhodes, édifiée aux XIe et XIIe siècles, conserve des éléments romans, notamment sa façade ouest, construite en pierres calcaires cassées au marteau.   Typique du causse,  l’Igue de Puech-Youles est un aven naturel. La grotte de la “Gleio de Maou” a contenu des restes protohistoriques. Plusieurs dolmens ont permis la découverte d’un mobilier chalcolithique abondant.

Saint Igest

Saint Igest est situé au creux d’un vallon verdoyant du Ségala où naît l’Algouze. L’église romane disparue était consacrée à saint Egidius, vénéré dès le 5ème siècle, ce qui laisse supposer que la paroisse fut fondée à cette époque.

Son château, sur la place, a été remanié au long des siècles mais il garde des vestiges du 12ème siècle. Une tradition raconte que Virginie, la bien –aimée du Paul, héros du roman de Bernardin de Saint Pierre, y aurait vécu son enfance. Des embrasures de portes, de fenêtres datent du 15ème siècle.

Le sanctuaire de sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Lisieux, bâti en 1927, est un lieu de pèlerinage très fréquenté.

Saint Rémy

Le village occupe un petit vallon  sur les rives de l’Argous.
Le puissant clocher roman du XIIème et la cloche sont inscrits MH. La nef de l’Eglise a été remaniée au 15ème et au 19ème siècles. Au cimetière, on peut admirer une belle croix du 15éme. Le château, avec son logis carré et sa tour d’angle circulaire, domine le bourg. Edifié avant 1281, il a été remanié au 16ème et 19ème. Le Moulin des Arts est consacré à des expositions d’artistes contemporains. Le Moulin de Ricard est aménagé en restaurant.

Sainte Croix

La commune est constituée par 3 villages. Sainte Croix, ancien bourg fortifié connu dès le 9ème siècle, est dominée par une haute tour carrée à mâchicoulis, bâtie sur le chœur d’une église très remaniée au cours des siècles.

Marin possède une église au chœur gothique du 15ème siècle. La belle résidence 19éme du baron Alibert, fondateur de la dermatologie, se situe sur cette commune.

Cénac conserve une porte de fortification et un sanctuaire de plan carré de type roman. Les châteaux de Gouzou, du Trioulou, de Sembel, de Cénac ont été bâtis au cours des siècles dans ce terroir argileux qui favorise l’élevage et les arbres. Une nécropole et des sarcophages mérovingiens ont été découverts au hameau de  Bervic.

Salles Courbatiers

Situé sur les bords de la Diège, le village est marqué par la présence de l’eau. Les moulins y jouent depuis des siècles un rôle important. Son château médiéval en partie ruiné est devenu une maison d’habitation. Son église date du 17ème siècle. Le village de Claunhac, rattaché à la commune, était une grange de l’abbaye de Conques.

Saujac

Le saut de la Mounine est le belvédère du Causse, surplombant de 150 m la plaine alluviale et les corniches du Causse de Gréalou. Une légende médiévale raconte que, pour sauver une jeune fille amoureuse, une guenon plongea dans le vide à cet endroit vertigineux.

Les cruels seigneurs de Barasc habitaient le château dont il reste un bâtiment du 15ème siècle flanqué d’une tour circulaire.

Dans le hameau d’Estrabols le Bas subsistent les ruines d’une église romane, vestige d’un prieuré. Côté sud, une tour carrée de 3 niveaux, au toit à deux pans, domine le paysage.

Au bord de la D24, près d’Estrabols le Haut, un dolmen a gardé sa table et ses montants de dalles calcaires.

Villeneuve

C’est le bourg centre. Sauveté bénédictine, Villeneuve d’Aveyron s’est développée dès le 11éme autour de l’église romane du Saint Sépulcre (inscrite MH),   en croix grecque comme le Sanctuaire de Jérusalem. Dans la chapelle nord, les peintures murales du début du 14ème siècle représentent des scènes du pèlerinage à saint Jacques de Compostelle et le miracle du pendu-dépendu.

En 1231, le comte Raymond VII de Toulouse lui octroie une charte et le statut de Bastide. Une place aux couverts, l’extension de l’église par une nef gothique témoignent de son essor.

Au 15éme siècle, la prospérité s’exprime sur les façades aux croisées à meneaux. Deux tours de garde, un réseau de rues pavées introduisent le visiteur dans une cité médiévale authentique.

A 5 km du bourg, l’église préromane de Toulongergues témoigne de l’architecture sacrée d’avant l’an mil.